06.03.2006

Sauf le respect que je vous dois

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Troublant, très troublant, très touchant ! De ces films dont vous sentez que chaque spectateur est absolument cloué à son siège, respirant tout juste ; les yeux grands ouverts.

Il est toujours plus facile de dire ce que nous n’avons pas aimé, que ce que nous avons aimé, et donc là ça va être très difficile, de dire pourquoi, pourquoi ce film m’a si touché, et même bouleversé.

 

Pour sûr, il y a la présence de Olivier Gourmet, qui mène tout le film, de A à Z sur ses immenses épaules, ce type est un vrai comédien, un vrai comédien comme il y en a peu, de ce qui vous touche par un regard, une voix, une gueule. Sa simple présence m’a fait aller voir le film, et rien qu’en y repensant, en tapant ce billet, je fais une pose, fais chauffer mon thé, et repense à certaines scènes, comme si elles étaient gravées.

 

Il est parfois si facile de glisser dans la vie, de passer de l’autre côté ; de franchir la ligne. Il est si facile parfois de tout perdre, de tout remettre en cause sur un simple geste, un simple acte, mais un acte que nous étions quelque part tenu de faire, simplement pour être en accord avec nous même. C’est un peu ça Sauf le respect que je vous dois.

 

Au sein d’une société, un patron fait subir un rythme d’enfer à ses collaborateurs, jusqu’à ce qu’un des plus rebelles le vive mal, et se suicide. Olivier Gourmet alors, sera seul, celui qui cherche à rétablir l’ordre, la vérité des choses, et sauver l’honneur de son ami et collaborateur, quitte à se mettre lui en danger.

 

J’ai profondément été touché par cette histoire, profondément été remué par l’interprétation de Olivier Gourmet, dont seul le regard encore une fois, en dit long ; très long. Loin de l’effet médiatico médiatique à outrance de Fauteuil d’orchestre par exemple, Sauf le respect que je vous dois est de loin, de très loin le meilleur des films français qu’il m’est été donné de voir depuis… oh au moins !

 

 

L’avis de La Wac : Courrez, courrez !

 

28.02.2006

L'ivresse du pouvoir

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Monsieur Chabrol, Oh combien j’aime vos films, avec leurs ambiances si particulières, leurs musiques si particulières (composition de votre fils) ; ces particularités si particulières qui font de vos films une valeurs sûr du cinéma français. Qui plus est, la présence de la mystérieuse Isabelle Huppert, si belle, si profonde dans ses rôles, qu’elle vous parle même sans rien dire.

 

C’est donc toujours un plaisir, c’est comme ouvrir un paquet de fraise Tagada, que de m’asseoir dans une salle obscure, et de vous dévorer… des yeux ! Surtout que là, en plus de Isabelle Huppert, il y a François Berléand et Jean François Balmer entre autres !

 

Malgré ce joli casting, malgré le talent de Chabrol que pour ma part j’adore, malgré donc l’ambiance qui est bien là, ce Chabrol 2006, n’a pas attisé la flamme comme à son habitude. Peut-être parce qu’il est assez facile de savoir ce qui va se passer, comment ça va finir. Pourtant Isabelle Huppert est très bien dans ce rôle de juge persévérante, consciencieuse, fouille partout. Berléand n’est pas si présent que ça, mais joue bien son rôle de président dépassé par les événements, mais il manque je trouve ce petit plus qui nous ballade dans les Chabrol de personnages en personnages, qui nous livrent leurs secrets, tout ces gens si bien sur eux qui font tomber les masques, les coups de folies souvent dont ils sont victimes ; là pour ma part ; il manquait un peu de ça ! Il manquait de cette bourgeoisie qu’il sait si bien dépeindre, si bien déstabiliser, si bien renverser ; mettre mal à l’aise !

 

Bref, il manquait cette assiduité, cette noirceur, que seul ce maître sait manipuler.

 

Nous passons tout de même un agréable moment, mais le maître Chabrol nous a tellement habitué à mieux, et lorsque nous sommes habitué, il est si difficile de se déshabituer…

 

 

L’avis de La Wac : Sacré Claude…

 

Fauteuils d'orchestre

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Qui n’a pas vu entendu lu Danièle Thompson, ces dernières semaines, aux travers de nos stations de radio, de nos quotidiens, de notre maudite petite lucarne, faire la promotion de son nouveau film. Grosse machine médiatique donc, surmédiatisation donc, pour un film qui… pour un film qui !

 

Tout d’abord, très difficile d’accrocher à l’histoire avec les très grosses invraisemblances du film. Cécile de France aussi belle que d’habitude, entre et se ballade dans le théâtre des Variétés comme dans la gare d’Austerlitz (ou gare de l’Est je vous laisse le choix !) et ce de jour comme de nuit. Mieux encore, elle parvient à y passer la nuit, dormir dans la loge d’un grand pianiste ; et même au petit matin d’y prendre une douche ! Et le tout bien sûr, à l’insu de tout le monde ! Et oui, car Cécile de France joue là, le rôle d’une jeune provinciale arrivant sur la capitale, et ne sachant bien entendu où dormir. Par chance, elle trouve dès son arrivée, une place de serveuse au Bar du Théâtre.

Notons qu’elle joue tout le film avec un sourire un peu bêta au coin des lèvres, car bien sûr la provincial est forcément éblouie par la capitale !

 

Plusieurs invraisemblances de ce type donc, qui font qu’il est difficile tout de même d’adhérer à l’histoire.

 

Après, comme d’ailleurs il est précisé au début, ce film parle d’un microcosme. Le milieu du film, le cœur du film ; celui des riches de l’argent, riches qui vivent entre eux, avec leurs problèmes de riches! Ca sent l’argent à plein nez, voire à outrance, et le film en devient snob.

 

Pourtant, quelle distribution, Albert Dupontel égal à lui-même ; superbe. De même pour Valérie Lemercier qui campe bien son personnage et nous fait bien rire en comédienne un peu perdue, puis Brasseur, Claude Brasseur, bien trop rare, qui trouve là un rôle un peu avorté à mes yeux, c’est dommage car quel comédien ! Après bien sûr, vous avez le fils Thompson, fils de Madame et petit fils de Papy, les fils et filles de sont tellement à la mode alors ; que voulez-vous !! Remarquez nous essayons tous de pistonné nos proches dans de bonnes situations, alors pourquoi les gens connus ne feraient ils pas la même chose ; après tout !! Enfin tout ça pour dire qu’après avoir collaboré au scénario, Christopher Thompson joue sans aucune profondeur particulière… un rôle !

 

J’attendais de voir un film français comme je les aime, avec de vrais dialogues, de vraies histoires ; mais non, je pense que tout le tapage médiatique y a beaucoup fait, et au bout du compte j’ai vu un film aussi fier, hautin que peut l’être Danièle Thompson, et peut-être aussi que ce film ne m’a pas touché, parce que les histoires de pauvres me touchent, et que les riches m'ennuient!

 

 

L’avis de La Wac : Gardez vos sous… pour une bonne bouteille de vin par exemple !